Les aéroports du Nouveau-Brunswick se préparent à l’atterrissage après l’impact du virus

Nous sommes aux prises avec une crise sanitaire et économique mondiale dont l’ampleur ne cesse de croitre de jour en jour. Tout au long des dernières semaines, et au cours de celles qui viennent, il est étrangement réconfortant de savoir que chaque personne, chaque entreprise et chaque secteur dans le monde partage cette expérience. Un fil commun nous relie tous ensemble alors que nous nous préparons à affronter les prochains mois et les défis qu’ils nous réservent.

Les aéroports du pays font face à des défis hors du commun et sans précédent en raison du COVID-19. Le Nouveau-Brunswick n’y échappe pas.

À titre de partenaires de la communauté, les aéroports du Nouveau-Brunswick sont aux avant-postes de la lutte contre le COVID-19. Nos équipes collaborent avec les transporteurs aériens et les agences gouvernementales qui gèrent la crise sanitaire et les frontières du Canada, afin de ramener les gens à la maison tout en ajoutant des mesures destinées à enrayer la propagation du virus. La crise du COVID-19 a un profond impact sur nos opérations. C’est un contexte comme nous n’en avons encore jamais vu.

Nous aimerions profiter cette occasion pour vous livrer un compte-rendu de la situation telle que nous la voyons.

Depuis janvier, nous nous sommes efforcés d’assurer la santé et la sécurité de nos employés, des communautés où sont situés nos aéroports et des voyageurs que nous servons, ainsi qu’à répondre aux besoins en évolution de l’industrie du transport aérien, tout en intégrant les derniers développements de cette situation en pleine mouvance.

Maintenant, au moment où nous accueillons les derniers Néo-brunswickois de retour au bercail, nous avons commencé à regarder de l’avant afin d’évaluer ce que nous devrons faire pour demeurer en opération pendant les semaines et les mois qui viennent.

Le COVID-19 a eu un impact marqué et soudain : les frontières se sont refermées, les vols ont été cloués au sol et le transport des marchandises a ralenti. Le transport de passagers a pratiquement disparu et nous ne savons même pas s’il reviendra un jour.

Nos projections les plus conservatrices de la semaine dernière sont maintenant périmées, alors que de nouveaux renseignements deviennent disponibles. L’analyse la plus récente suggère que les aéroports canadiens font maintenant face à des pertes potentielles totales de 2,2 milliards de dollars cette année, soit jusqu’à 16 millions $ de pertes attribuables à l’impact du COVID-19 pour les aéroports du Nouveau-Brunswick.

Nos revenus nous préoccupent, particulièrement parce que nous devons conserver le même niveau élevé d’exploitation saine et sécuritaire malgré des revenus dramatiquement réduits. Plusieurs de nos frais d’exploitation sont fixes et ne peuvent être réduits en proportion de notre baisse d’achalandage. On peut y ajouter les nouveaux frais reliés aux protocoles renforcés visant à contrôler la propagation du COVID-19 dans les terminaux de tout le pays.

Au même moment, nous agissons de toute urgence afin de contenir les dépenses sous notre contrôle et réduire les frais d’exploitation au plus bas niveau possible en réponse à ce défi sans précédent. Nos aéroports ont différé ou annulé plus de 13 millions $ en projets d’immobilisations et réduit de façon significative leurs budgets d’exploitation pour 2020.

Alors que le gouvernement s’est empressé d’introduire des mesures destinées à stabiliser l’économie pendant cette période difficile, nous avons été soulagés de voir le ministre des Finances et le Premier ministre reconnaître le besoin de veiller à la viabilité à long terme et à la résilience du secteur canadien de l’aviation.

Nous avons bien accueilli l’annonce faite lundi à l’effet qu’Ottawa diffèrera les loyers de location des terrains des aéroports d’ici la fin 2020. Cette mesure en aidera plusieurs, dont l’Aéroport international du Grand Moncton, au Nouveau-Brunswick. Bien qu’il ne nous touchera pas tous, ce geste signale que le gouvernement est à l’écoute et s’efforce de faire sa part.

Nous avons ajouté nos voix à celles du Conseil canadien des aéroports afin de demander une aide financière à court terme destinée à résoudre les défis de liquidités pressants et veiller à ce que nous puissions continuer de fonctionner afin de récupérer de cette crise. Nous nous joignons aussi aux aéroports de tout le pays afin d’exprimer notre profonde reconnaissance envers le travail du ministre des Transports, de ses représentants et de son ministère alors que le Canada affronte cette menace sans précédent.

La bonne nouvelle, par contre, c’est que nous commençons à apercevoir les signes avant-coureurs de la reprise dans les pays frappés en premier lieu par ce nouveau virus. Si cette reprise se maintient, elle sera un signe positif pour les économies où la bataille fait présentement rage.

Nous sommes inspirés par les récentes annonces en provenance des universités et d’autres sources qui confirment que la recherche médicale sur les diagnostics et les vaccins est en cours et nous sommes réconfortés par les rapports de chefs d’entreprise qui concentrent leurs énergies et leurs ressources afin d’aider le système de santé à réagir et nos communautés (et économies) à se remettre.

Mais plus que tout, nous sommes enhardis par la compassion et la résilience des Néo-brunswickois, qui ont affronté cette crise avec courage, grâce et bonté.

En tant que chefs de file, nous n’avons jamais rencontré de circonstances aussi exigeantes. Mais nous sommes déterminés à voir nos organisations traverser cette épreuve sans précédent, jusqu’à ce que nos amis et voisins soient prêts à voyager de nouveau et à vivre une fois de plus tout ce que le monde peut leur offrir.

Nous serons prêts pour vous au moment propice.


Derrick Stanford président-directeur général, Aéroport de Saint John
Bernard LeBlanc président-directeur général, Aéroport international du Grand Moncton
Johanne Gallant présidente-directrice générale, Aéroport international de Fredericton

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