La pandémie fait chuter le nombre de passagers

Baisse de 97 % de l’achalandage au Canada Atlantique

• 660 000 passagers de moins en avril 2020 qu’en avril 2019 dans la région
• Les aéroports du Canada Atlantique affichent une perte de revenu de 15 millions $ en raison du déclin du trafic aérien commercial; on s’attend à des pertes de 118 millions $ d’ici la fin de l’année
• Les experts estiment qu’il faudra de trois à cinq ans avant que le nombre de passagers ne revienne au niveau de 2019

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(HALIFAX) Vendredi 15 mai 2020 – Les aéroports du Canada Atlantique ont ressenti des pertes substantielles, en nombre de passagers et en revenu, au cours du mois d’avril. Le nombre de déplacements au Canada Atlantique a chuté de 97 % en avril par rapport à l’année précédente, occasionnant des pertes de revenu de l’ordre de 15 millions $.

L’Association des aéroports du Canada Atlantique (Atlantic Canada Airports Association ou ACAA), porte-parole de l’industrie qui regroupe les 12 aéroports de la région, explique que ce premier mois déficitaire n’est que le début d’une année qui s’annonce difficile pour les aéroports de la région. En plus de la capacité réduite et de la très faible demande de déplacements, les provinces du Canada Atlantique comptent les plus strictes restrictions sur les déplacements de tout le pays.

« Les pertes sont problématiques et il ne faut pas compter sur une reprise économique rapide pour la région, dit Monette Pasher, directrice générale de l’ACAA. Les aéroports jouent un rôle important dans la lutte contre la pandémie en permettant de déplacer l’équipement et le personnel médical vers la région, et ils sont appelés à prendre une part active dans la reprise économique régionale. Les aéroports ne peuvent pas fermer, car ils sont essentiels pour l’évacuation médicale, le déplacement des marchandises et celui des travailleurs essentiels. C’est tout un défi de trouver l’équilibre entre la nécessité des services essentiels et les pertes d’exploitation auxquelles nos aéroports font face, jour après jour. »

Reg Wright, président de l’ACAA et directeur général de l’Autorité de l’aéroport international de Gander, dit pour sa part que les aéroports sont « coincés entre le marteau et l’enclume » et sont affectés par les réalités financières en ces temps d’incertitude :

« Les aéroports sont confrontés à des coûts d’exploitation fixes massifs qu’il est impossible d’ajuster, qu’il y ait 10 ou 10 000 passagers. D’importantes mesures de sécurité supplémentaires sont nécessaires, ce qui aggrave encore plus le fardeau financier. Il n’est pas question pour nous de compromettre nos normes rigoureuses en matière de fonctionnement sûr et sécuritaire, mais les implications financières sont catastrophiques. »

Selon Mme Pasher, les aéroports de la région ont optimisé leurs recours aux programmes d’aide provinciaux et fédéral dans toute la mesure du possible et ont maintenant besoin de programmes spécifiques pour leur industrie.

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